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Aziz Akhannouch : après la Primature, retour aux affaires ?

Par Lesinfos -le

Aziz Akhannouch : après la Primature, retour aux affaires ?
Après cinq années à la tête du gouvernement, Aziz Akhannouch pourrait refermer durablement le chapitre politique. Selon des proches cités par Jeune Afrique, l’ancien Chef du gouvernement envisagerait désormais de se consacrer à ses activités économiques, tandis que le RNI cherche ses nouveaux équilibres.

La page de la Primature tournée, Aziz Akhannouch pourrait également prendre ses distances avec la vie politique. Après plusieurs années passées au premier plan, l’ancien Chef du gouvernement envisagerait de revenir plus activement à ses activités économiques, selon des témoignages de son entourage rapportés par Jeune Afrique.

 

Cette perspective dessinerait un retrait plus large qu’un simple départ de l’Exécutif. Ses proches écartent notamment l’hypothèse d’une nouvelle candidature à Agadir, mais aussi celle d’un rôle informel dans les coulisses du Rassemblement national des indépendants (RNI).

 

À ce stade, Aziz Akhannouch n’a toutefois pas annoncé publiquement les contours de son avenir. Le retour aux affaires reste donc une perspective rapportée par son entourage, et non une décision officiellement détaillée par l’intéressé.

 

Un retour vers le groupe Akwa ?

 

Après plusieurs décennies partagées entre responsabilités économiques et fonctions publiques, la prochaine étape pourrait se jouer du côté du groupe Akwa, dont Aziz Akhannouch est l’une des principales figures.

 

Selon les informations rapportées, l’ancien Chef du gouvernement souhaiterait retrouver une implication plus directe dans ses activités privées après plusieurs années consacrées à la conduite de l’Exécutif.

 

Une orientation qui marquerait un changement de rythme pour celui qui a longtemps occupé une place centrale dans la vie politique marocaine, d’abord comme ministre, puis comme président du RNI et enfin comme Chef du gouvernement entre 2021 et 2026.

 

Une sortie politique progressivement préparée

 

Le retrait d’Aziz Akhannouch ne s’est pas dessiné du jour au lendemain. Dès janvier 2026, il avait annoncé qu’il ne briguerait pas un troisième mandat à la tête du RNI. Mohamed Chaouki lui a officiellement succédé le 7 février lors du congrès extraordinaire du parti.

 

La transition avait alors été présentée comme un passage de relais vers une nouvelle génération de responsables, sans qu’Aziz Akhannouch ne parle encore d’un retrait complet de la vie politique.

Les élections législatives du 23 septembre ont ensuite ouvert une nouvelle séquence. Selon les résultats rapportés par Jeune Afrique, le RNI a reculé à 66 sièges, perdant la première place acquise en 2021. Aziz Akhannouch avait alors félicité le PAM, arrivé en tête, tout en déclarant respecter le choix des électeurs.

 

Le magazine rapporte également qu’il a adressé des messages de remerciement à plusieurs membres des équipes ayant participé à la campagne et à la communication du parti. Autant de gestes interprétés comme les signes d’une sortie menée sans rupture spectaculaire.

 

Le RNI désormais confronté à l’après-Akhannouch

 

Si Aziz Akhannouch confirme son retrait, le RNI devra poursuivre sa reconstruction sans celui qui l’a dirigé pendant près de dix ans.

Mohamed Chaouki dispose désormais des commandes du parti, mais la formation doit composer avec plusieurs sensibilités internes. Jeune Afrique évoque notamment le poids de responsables comme Rachid Talbi Alami, Mustapha Baitas et Mohamed Aujjar, ainsi que la montée de nouvelles figures parlementaires.

 

Des tensions seraient également apparues dans certaines structures régionales, où des voix réclament une évolution de l’organisation interne, voire la tenue anticipée de nouvelles échéances partisanes.

 

Ces rapports de force restent toutefois en mouvement. Le départ d’une personnalité aussi structurante qu’Aziz Akhannouch ouvre nécessairement de nouveaux espaces politiques, sans permettre pour autant de prédire la configuration qui s’imposera au sein du parti.

 

Une décennie Akhannouch qui se referme

 

Arrivé à la tête du RNI en 2016, Aziz Akhannouch avait profondément restructuré le parti avant de le conduire à la victoire aux législatives de 2021. Cette ascension l’avait mené à la Primature, où il a dirigé le gouvernement pendant cinq ans.

 

Son bilan continue de susciter des lectures contrastées. Ses détracteurs mettent en avant l’usure du pouvoir et les critiques qui ont accompagné son mandat, tandis que ses soutiens rappellent les réformes engagées et son implication jusqu’à la dernière campagne électorale.

 

La question est désormais moins celle de son héritage immédiat que de la place qu’il choisira d’occuper dans les années à venir. S’il confirme son retour aux affaires et son retrait de la politique active, son départ marquera la fin d’une séquence majeure pour le RNI, désormais contraint de construire son avenir sans la figure qui l’a incarné pendant une décennie.


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